Albator, corsaire de l'espace

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Albator 78 by Génération Club Dorothée on Grooveshark

Bonjour à tous !

Albaaator ! Albaaator ! Du fooond de la nuit d'ooor ! Albaaator ! Albaaator ! De bâââbooord à triiiibooord ! Tu veiiilles sur la gaaaalaaaxie, sur la liberté aussi ! Albaaator ! Albaaator ! Le coorsaiiire de l'eeespaaace ! Voilà un générique qui devrait rappeler de vieux souvenirs à beaucoup d'entre vous, et ça tombe bien puisque c'est de votre pirate de l'espace préféré dont on va parler aujourd'hui !

 

ALBATOR, CORSAIRE DE L'ESPACE (Uchū Kaizoku Kyaputen Hārokku) est un film d'animation japonais réalisé par Shinji Aramaki, surtout connu pour s'être occupé du design de célèbres séries animées telles que Chocolat et Vanilla (Sugar Sugar Rune), Fullmetal Alchemist ou encore le plus récent Soul Eater. Sorti le 7 septembre 2013 au Japon, puis le 25 décembre 2013 en France, il a également été sélectionné pour le festival international du film fantastique de Catalogne (Espagne) de la même année. Produit par les studios Tōei (One Piece, Yu-Gi-Oh!) et inspiré de la série originale Albator (Harlock) de Leiji Matsumoto, il est disponible en 3D, cependant je ne parlerai ici que de la version 2D.

Albator, corsaire de l'espace

 

S Y N O P S I S

Aux abords du troisième millénaire, la population mondiale s'est développée au point d'atteindre plusieurs dizaines de milliards d'individus, mais la planète Terre ne dispose pas des ressources nécessaires pour héberger toute l'Humanité. Les armées engagent alors le combat pendant près d'un siècle, jusqu'à s'unir pour former une alliance qui dirigera l'univers et aura mainmise sur la Terre : la Coalition GAIA.

Albator, corsaire de l'espace

S00999, alias Albator, commandant du vaisseau spatial pirate Arcadia, est un corsaire de l'espace en quête de liberté. Comdamné à mort par la Coalition, il reste rebelle et insaisissable. C'est avec l'aide de son équipage qu'il décide d'affronter GAIA pour rétablir la liberté et retrouver la Terre d'antant, grâce à une force mystérieuse qui alimente son vaisseau, appelée « matière noire ».

Albator, corsaire de l'espace

Le jeune Yama, frère de l'amiral chef des forces spaciales terriennes, est envoyé par la Coalition pour infiltrer et espionner l'équipage de l'Arcadia et éliminer son capitaine. Cependant, en apprenant les véritables intentions du corsaire, Yama se retrouvera dans une impasse, entre le respect qu'il a pour sa patrie et son frère, et la soif de liberté insufflée par le capitaine Albator.

Albator, corsaire de l'espace

 

I M P R E S S I O N S

J'espère que je ne vous aie pas perdu, l'intrigue étant assez complexe, encore plus pour ceux qui, comme moi, ne sont pas spécialement habitués à la série. Il s'agit d'ailleurs du point noir de ce film : le scénario (et oui, ça arrive que je dise des trucs négatifs, si si je vous jure !). Autant pour les initiés que pour ceux qui ne le sont pas, les avis sont assez unanimes pour dire que l'intrigue du film est à la fois complexe et très vide, et surtout éloignée de l'œuvre originale, et c'est parfois vraiment dommage.

Succession de complexités (l'introduction passant rapidement sur différents éléments importants, que le spectateur un peu fatigué et pas toujours très malin, et j'en suis parfois, a du mal à retenir), courses poursuites et batailles dans l'espace à répétition, changements d'avis multiples des personnages : je suis avec GAIA ?  Je suis avec Albator ? Finalement chez GAIA c'est pas mal, ils ont une grosse armée avec plein de missiles lasers. Ah bah non, en fait chez Albator ils ont une machine Nespresso, j'y retourne ! Qui sais, je vais peut-être rencontrer mon ami George Clooney entre deux canons à photons !

Le scénario part parfois un peu en cacahuète (ou alors c'est que je suis un peu long à la détente, allez savoir !), et on ne sait parfois pas trop où il veut en venir. C'est alors qu'on se dit qu'on est là pour profiter du spectacle, et vient alors tout ce qui m'a fait apprécier ce film.

Albator, corsaire de l'espace

Pour vous dire, avant de m'asseoir sur mon petit siège de velours rouge encore empreint d'odeurs de sueur et de pop-corn, de m'émerveiller ou de m'ennuyer pendant les dix minutes de publicités et de bande-annonces qui  précède le début du film, et même pendant les premières minutes, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un film d'animation. Ceci dit, caché derrière sa cape et son cache-œil, facile de confondre un acteur et une image de synthèse, vous allez me dire. Et bien non ! Mis à part quelques personnages secondaires plus ou moins réussis, l'ensemble des graphismes est extrêmement bien réalisé. Le réalisme des protagonistes (et plus particulièrement du capitaine, quelle classe il a !) est sinon saisissant et stupéfiant, au moins très impressionnant (oui c'est pareil, et alors ?). Il n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui des films de la série Final Fantasy. Je ne l'ai vu qu'en 2D, je ne peux donc pas me prononcer sur celle-ci, mais mon petit doigt me dit qu'elle a été bien mise à contribution.

Albator, corsaire de l'espace

Une claque visuelle donc, ce qui permet d'apprécier pleinement ces deux heures de film malgré une intrigue bringuebalante. Les scènes de batailles dans l'espace sont également du plus bel effet, du moins du moment que vous n'êtes pas sujets à l'épilepsie. (A) Ces scènes ajoutent une appréciable touche d'action, qui permet de se réveiller après quelques passage longuets mais cependant indispensables, sur fond de relations familiales entre les personnages et de flashbacks clandestins. Ce qui permet d'ailleurs d'affirmer les dires de James Cameron (Terminator, Titanic, Avatar), allant jusqu'à parler d'une œuvre "visuellement sans précédent".

Albator, corsaire de l'espace

Enfin, si le thème du film a été composé par le groupe de j-pop ONE OK ROCK, le reste de la bande son est signée Seiji Yokoyama, compositeur fidèle de la série originale, mais aussi celui de Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque). Ce qui est un grand plus, puisque nous sommes pour le coup bien replongé dans l'univers que nous connaissons par l'animé (et surtout le générique), la qualité sonore en plus. Les combats spaciaux sur ce fond sonore ne sont d'ailleurs pas sans rappeler l'univers de Saint Seiya, mais aussi Goldorak et encore une fois Final Fantasy, et pourquoi pas Starcraft. Cependant les voix de la VF sont beaucoup plus réussies dans cet opus que ce que l'on peut trouver dans Saint Seiya. (A) C'est d'ailleurs un autre point très positif, le doublage français allant parfois du moyennement crédible au très ridicule. Ceci dit je vous conseille toujours d'aller voir la VO si vous en avez l'occasion et le courage de lire des sous-titres.

Albator, corsaire de l'espace

Ainsi, même si son scénario laisse parfois à désirer, passant du très complexe au très simple voire enfantin (cependant n'oublions pas qu'Albator était diffusé dans le Club Dorothée le mercredi après-midi !), son aspect graphique et son sens du spectacle, sans oublier la classe impressionnante de l'effrayant et mystérieux capitaine Albator, accompagné de sa cape et de son fidèle cormoran (non, ce n'est pas un corbeau !), font de ce film un bon divertissement, qui ravira les novices mais pourra en revanche agacer les plus fidèles à la série originale de Leiji Matsumoto.

C'est peut-être d'ailleurs l'occasion de se procurer l'intégrale du manga, qui vient d'être réédité chez Kana en un seul tome de plus de 1000 pages !

 

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Micami 18/01/2014 05:07

C'est un grand plaisir pour moi de retrouver tes impressions sur l'actualité que je ne suis pas forcément (je ne savais même pas que le film était sorti, c'est dire).
En tout cas, c'est vrai qu'il a l'air bluffant visuellement, les quelques images que tu nous proposes montrent une esthétique particulièrement travaillée qui confirme tes dires, ça me donnerait presque envie de voir le film... si le plus gros défaut que tu cites n'était pas celui qui me dérangeait le plus.
Honnêtement, je crois que rien ne m'agace plus qu'un scénario faussement complexe, je préfère tellement une histoire simple mais bien faite à une intrigue qui s'éparpille mais qui est finalement vide de fond...
Après, je ne suis pas un grand connaisseur de la série non plus mais j'imagine que le manque de fidélité a probablement achevé les fans les plus tolérants.
Quoi qu'il en soit, merci pour ton avis intéressant et agréable à lire. Pour rester dans ce type d'article, je ne vais pas pouvoir découvrir le dernier Miyazaki le jour de sa sortie mais seulement le week-end qui suivra, aurons-nous la chance d'avoir tes impressions d'ici-là?^^

Alex 18/01/2014 18:46

Je l'espère aussi. Mais je pense que je l'aimerai de toute façon, vu qu'il est pressenti comme le dernier, je vais avoir un coup de nostalgie en sortant et je vais le trouver génial. XD

Micami 18/01/2014 18:27

Pareil que toi, j'ai bien envie de m'intéresser à la version papier.
En tout cas, j'ai hâte de lire tes impressions sur le prochain Miyazaki alors, en espérant que tu me donnes encore plus envie d'arriver au week-end pour le voir.^^

Alex 18/01/2014 12:13

Plaisir partagé !
C'est vrai que c'est vraiment dommage, et je sais même pas si je conseillerai plutôt de le voir en DVD puisque le visuel est beaucoup plus appréciable sur grand écran ! Ceci dit malgré tout ça il m'a donné envie de me pencher sur la version papier !
Pour le prochaine Miyazaki, il y a de grandes chances que j'aille le voir dès sa sortie, vous aurez donc sûrement mes impressions à propos le soir même, donc mercredi, sinon jeudi !

Alethios 08/01/2014 22:47

Tu sembles bien résumer l'affaire... Un peu comme Final Fantasy, l'intérêt a surtout l'air de résider dans la forme super-esthétique plutôt que dans le fond...
Pour faire un gros raccourci : c'est beau mais c'est ch**nt ?
Du coup je ne sais pas trop si j'irai le voir, au cinéma du moins... mais je ne le piraterai pas, promis ^^
Un bien bel article en tout cas pour démarrer l'année

Alex 09/01/2014 11:53

C'est tout à fait ça, la plupart de mes amis qui ont lu l'article ont été d'accord pour le dire.
Tu résumes aussi très bien en une phrase. XD
Pour une fois je n'en voudrais à personne de ne pas aller le voir. :p Je vous préviendrai si je vois arriver la version DVD !
Merci d'être passé en tout cas!