The Grand Budapest Hotel

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Just Another Dead Rat In A Garbage Pail (Behind A Chinese Restaurant) by Alexandre Desplat on Grooveshark

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, présentation d'un film bien particulier en son genre, que j'ai eu l'occasion de voir il y a quelques temps au cinéma. Vous en avez d'ailleurs sûrement déjà entendu parlé, son réalisateur étant plutôt connu et le film faisant un petit carton en salles. Vous m'excuserez pour la musique, mais la bande-son n'étant pas encore disponible sur Grooveshark, je vous ai mis un morceau d'un autre film du même réalisateur : Fantastic Mr. Fox, également composée par Alexandre Desplat, pour rester un peu dans le même univers malgré tout.

 

THE GRAND BUDAPEST HOTEL est une comédie dramatique britanico-allemande réalisée par l'américain Wes Anderson (Moonrise Kingdom, Fantastic Mr. Fox) produite par les studios American Empirical Pictures et sortie le 26 février 2014 en France. Ce film largement inspiré des œuvres de l'auteur autrichien Stefan Zweig (Le Joueur d'échecs, Ivresse de la Métamorphose, Marie Stuart), mais aussi d'Irène Némirovsky et Hannah Arendt, a remporté le Grand prix du jury lors du 64ème Festival international du film de Berlin. Il met en scène, entre autres, Ralph Fiennes (Skyfall), F. Murray Abraham (Amadeus), Adrien Brody (Le Pianiste) et Bill Murray (Lost in Translation).

The Grand Budapest Hotel

 

S Y N O P S I S

République de Zubrowka (qui est une marque de vodka polonaise au passage), pays fictif, à notre époque, une jeune fille se recueille devant la statue d'un auteur célèbre, porteuse d'un de ses livres : The Grand Budapest Hotel. Retour alors en 1985, où l'auteur nous explique son travail quotidien et ses sources d'inspiration en nous faisant partager ses aventures.

The Grand Budapest Hotel

Le film revient alors encore en arrière en 1968, pendant la jeunesse de l'auteur, pendant laquelle il passe quelques temps au Grand Budapest Hotel. Il rencontre alors M. Zero Moustafa, propriétaire de l'hôtel, qui va lui conter à son tour son histoire, qui commence en 1932, alors que le Grand Budapest Hotel étant encore un palace splendide dirigé par M. Gustave, aidé par son nouveau "lobby-boy" : Zero lui même.

The Grand Budapest Hotel

Les deux personnages se retrouvent alors impliqués dans une bataille pour un héritage exceptionnel à travers le vol d'un tableau mystérieux intitulé "Le Garçon à la Pomme", sur fond de bouleversement en Europe de l'Est dans la première moitié du XXème siècle.

The Grand Budapest Hotel

 

I M P R E S S I O N S

Vous l'aurez compris à la lecture de ce synopsis, Wes Anderson veut perdre le spectateur. Les flash-back successifs, la rapidité des scènes et la masses d'informations nous inondent et nous égarent, pour mieux nous retrouver, transportés dans un monde onirique unique en son genre. C'est d'ailleurs à travers tous ces retours en arrière que l'on retrouve ce que le réalisateur considère comme sa principale source d'inspiration : l'œuvre de Stefan Zweig. En effet, l'écrivain est un grand adepte de ce procédé d'écriture. De plus, sous un univers d'apparence rose bonbon et comique se cache le sombre mélange d'une Europe en guerre et de folie humaine, autre référence immédiate à l'auteur autrichien.

The Grand Budapest Hotel

L'univers de Wes Anderson est souvent déjanté et rarement déchiffrable sans que le réalisateur lui-même ne nous donne quelques explications. Néanmoins, même sans une compréhension total, l'effet est là et on est transporté. La technique de Wes Anderson, très centrée. Il suffit de regarder les quelques images que je vous mets à travers l'article, elles sont toutes centrées sur un élément, parfois insignifiant, du décor. Décor d'ailleurs à l'aspect carton-pâte, presque dessiné, fait se démarquer d'autant plus les protagonistes, mais aussi leur psychologie, parfois logique, souvent folle, parfois électrique, souvent pesante. Le jeu des acteurs est très bon (en VO, évidemment), chacun d'entre eux apportant sa petite touche d'humour, avec une mention spéciale à Adrien Brody alias Dimitri Desgoffe und Taxis, qui nous rappelera beaucoup son interprétation de Salvador Dalí dans Minuit à Paris de Woody Allen. L'effet moustache, peut-être ?

The Grand Budapest Hotel

Après le très énigmatique Moonrise Kingdom, Wes Anderson reste fidèle à lui-même avec The Grand Budapest Hotel. Avec son  précieux collaborateur, compositeur, Alexandre Desplat, il réalise ici un nouvel OVNI du cinéma, qui nous rafraichira avec plaisir entre un blockbuster hollywoodien et une comédie française à l'humour parfois douteux. Le pari réussi de transposer des évènements tragiques réels (l'histoire se déroulant sur tout le XXème siècle) dans un univers lui totalement fictif est largement réussi, malgré des enchaînements parfois rapides, mais je vous l'ai dit plus haut, ils aident à l'immersion.

Je vous invite aussi à jeter un œil à l'œuvre de Stefan Zweig si vous en avez l'occasion, notamment Le Joueur d'échecs, qui reste encore aujourd'hui un de mes livres préférés.

 

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