Désastre national au pays du Soleil levant

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Dernière mise à jour le 27/03/11 à 11h50

Ohayo !

Je suis (enfin) revenu de Tignes, après avoir descendu près de 2000m en 3h. Je serai bien rentré l'esprit tranquille, mais en écoutant la radio durant le trajet, j'ai appris qu'une terrible catastrophe c'était abattue sur le Japon dans l'après-midi ! Vous pensez bien que j'y ai porté toute mon attention, que je ne m'intéresse pratiquement qu'à ça depuis mon retour (mon devoir de philo attendra, zut !).

C'était pas prévu, mais on va dire que c'est un article spécial, consacré au Japon et à ses séismes.

Désastre national au pays du Soleil levant

1er septembre 1923, 11h58, un séisme de magnitude 7,9 sur l'échelle de Richter fait trembler le sol de la région de Kanto et touche la capitale Tokyo et les préfectures alentours, Kanagawa et Shizuoka . Les installations du Japon étaient encore assez rudimentaires à l'époque, le séisme provoque alors la mort de près de 140 000 personnes et plus de 4 milliards de dollars de dégâts, causés principalement par des incendies déclenchés par le tremblement de terre, les maisons étant pour la plupart construites en bois.

Désastre national au pays du Soleil levant
Désastre national au pays du Soleil levant

Plus de 70 ans plus tard, un autre séisme va marquer les esprits à Kobé le 17 janvier 1995, 5h46. De magnitude 7,2 et suivi de 16 répliques, l'épicentre se trouvait sous le port de la ville.

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Le bilan humain a beau être beaucoup moins élevé qu'en 1923 (mais reste néanmoins très lourd) avec environ 6500 victimes et 43 000 blessés, les dégâts restent extrêmement importants, faisant de se séisme la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire avec près de 10 000 milliards de yens de dégâts, soit près de 100 milliards d'euros !

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Ces deux séismes sont certainements les plus importants que le Japon ait connu jusqu'à hier, mais bien d'autres ont eu lieu entre temps, notamment à Kitatango en 1927 perpétrant 3000 disparus, à Mikawa en 1948 engendrant 2300 victimes, ainsi qu'à Fukui en 1948 causant 3800 morts.

C'est après cette catastrophe de Kobé que le Japon commence à prendre les choses au sérieux et ce lance dans une lutte contre les séismes, ou plutôt, ces derniers ne pouvant être évités, prend des mesures pour renforcer la sécurité face à ces bouleversements naturels. Le Japon est connu aujourd'hui comme l'un des pays (si ce n'est le) pays le plus sûrs au monde, avec une politique dite de sécurité absolue. L'archipel possède (et de loin) le système d'alerte et les équipes de secours les plus efficaces de la planète, mais ça ne fait pas tout. En effet, en plus de ces mesures, le pays du Soleil levant compte bien sensibiliser sa population et lui donner les bons réflexes.

Ainsi les japonais sont éduquéss dès leur plus jeune âge à la réaction à avoir en cas de séismes, notamment à l'aide de camions simulateurs de tremblements de terre, qui font le tour du pays. De plus, des mesures sont prises au niveau des nouvelles constructions, désormais obligatoirement aux normes anti-sismiques.

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Tout le monde parmi vous doit savoir qu'une des choses à faire est de se cacher sous un bureau, une table ou le pas d'une porte, ou encore de se réfugier dans des lieux plats et sans infrastructures susceptibles de s'effondrer.

Toutes ces mesures ne sont-elles pas de trop ? Il est évident que non, le Japon est le pays le plus touché pas les séismes, subissant chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus violents de la planète (magnitude de 6 et plus). On compte un total d'environ 5000 séismes par an, la plupart n'étant pas ressentis par la population ou ne causant que des dégâts très mineurs.

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Les japonais vivent ainsi avec les séismes au quotidient, ils y sont très habitués et font preuve d'un calme à toute épreuve. Une petite secousse dans la journée n'a rien de bien inquiétant, du moins en temps normal. En effet, la crainte qu'un séisme d'une extrême violence se produise sur la capitale est présente et effraie beaucoup la population.

Il y a bien sûr une raison pour laquelle le Japon est tant exposé à une activité sismique et volcanique de grande ampleure. En effet, le pays se situe à l'intersection de quatre plaques litosphériques : la plaque Eurasienne (en vert), la plaque Pacifique (en beige), la plaque Philippine (en rose) et la plaque Nord-Américaine (en marron).

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Je ne vais pas vous faire un exposé détaillé sur le fonctionnement de ces plaques, c'est tellement complexe qu'il me faudrait des pages et des pages (et puis je m'y connais pas non plus vraiment très bien, même si c'est mon programme de géologie...).

Pour faire simple, la terre bouge, est active et modifie le placement de ces plaques dites lithosphériques (ou tectoniques). On dénombre trois types de phénomènes pouvant être engendrés :

  • La divergence : deux plaques voisines s'écartent l'une de l'autre, provocant une remontée du magma en fusion par accretion et donc une activité volcanique importante.
  • La convergence, où deux scénarios sont possibles : un phénomène de subduction, lorsqu'une plaque se glisse sous une autre plaques, provocant alors de violents séismes. Ou un phénomène de collision, quand deux plaques se rencontrent, engendrant des volcans et des massifs montagneux.
  • Le coulissage : glissement de deux plaques l'une contre l'autre, en sens inverse horizontalement, comme une sorte de frottement, provocant là aussi de puissants séismes (risque de la faille de San Andréas en Californie).
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La catastrophe qui a eu lieu hier est dûe à une subduction, la plaque Pacifique étant passée sous la plaque Nord-Américaine, provocant un violent séisme. Mais revenons plus en détails sur cet évènement qui a fait la une de toutes les chaînes d'informations et des journaux de ce week-end (en rouge, les "mauvaises" nouvelles et en vert, les "bonnes" nouvelles) :

 

 

V E N D R E D I   1 1   M A R S   2 0 1 1

14h46 (heure de Tokyo, 6h46 chez nous), un séisme d'une extrême violence de magnitude de 8,9 se déclenche dans l'Océan Pacifique. L'épicentre se trouve à environ 130km de la côte est du Tohoku au Japon. Pendant deux minutes interminables, les japonais vont vivre le tremblement de terre le plus puissant de leur histoire. Le sol ondule, les immeubles se balancent de gauche à droite, les étalent des magasins se renversent les unes sur les autres. Les japonaîs, habitués à ces secousses ne semblent pas inquiétés au premier abord, et ne bougent pas jusqu'à ce qu'il réalisent, au bout d'une vingtaine de secondes, que cette dernière n'est pas habituelle. S'en suit alors une fuite vers des lieux sûrs, loins des bâtiments qui menacent de s'effondrer. De plus, des répliques d'une puissance moindre mais non négligeable aggrave encore la situation.

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15h00, une alerte au tsunami est déclarée dans tout le pays. Des vagues de plus de 6 mètres de haut sont attendues sur le littoral japonais.

15h20, une très forte réplique de magnitude 7,9 est ressentie dans le Nord-Est du pays. Des premières vagues s'effondrent sur la côte est du pays, détruisant un grand nombre d'infrastructures.

15h27, les transports routiers, ferroviaires et aériens sont suspendus dans toutes les zones touchées par le séisme (notons que les japonais sont plus de 10 millions à utiliser les transports en communs chaque jour). L'agence de presse Jiji signale également la présence de six incendies dans la capitale et ses alentours, dont un dans une raffinerie d'Ichihara, en proie à des flammes dantesques.

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15h30, des vagues de 10 mètres de hauteur se dirigent vers la ville côtière de Sendai (plus d'un million d'habitants) ainsi que toutes la région alentours à plus de 600km/h (vitesse d'un avion), emportant tout sur leur passage, quelques images ci-dessous.

15h45, l'alerte au tsunami est élargie dans toutes les zones côtières du Pacifique, dont l'Indochine, Hawaii, le Chili et la côte ouest de la Californie.

15h55, le séisme est ressenti jusqu'à Pékin en Chine.

15h57, l'aéroport de Sendai est totalement ravagé par le tsunami.

16h00, le Japon dépêche des navires de ses forces navales d’autodéfense (nom de l'armée japonaise) vers la zone de Miyagi touchée par le séisme de magnitude large des côtes nord-est de l’archipel.

16h05, un premier bilan fait état de 4 morts ainsi que 8 personnes disparues après un glissement de terrain dans la région de Fukushima.

16h19, les premières évacutations ont lieu sur l'archipel d'Hawaii aux États-Unis.

16h54, une réplique de magnitude 6,7 frappe à nouveau le Japon, cette fois-ci au large de Tokyo. Un barrage a également rompu dans la préfecture de Fukushima et des maisons ont été emportées, selon l'agence Kyodo. De plus, les autorités craignent un risque de fuite nucléaire dans plusieurs centrales de l'archipel.

17h23, un nouveau bilan provisoire annonce plus de 337 victimes.

17h48, les offres d'aide se multiplient, des dizaines de pays proposent l'envoi d'équipes de sauveteurs et Washington est prêt à mobiliser d'importants moyens militaires.

18h08, deux trains et un bâteau sont portés disparus dans le nord-est du Japon, dans la préfecture d'Iwate.

18h17, l'alerte au tsunami est levée à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie. La côte ouest des Etats-Unis est touchée par un tsunami de faible amplitude.

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18h29, des centaines d'évacuations sont en cours en Californie.

18h30, un autre bilan fait état de plus de 1000 de morts et plusieurs milliers de disparus.

18h33, des répliques encore violentes ont toujours lieu à Sendai, où les survivants du séisme vont passer la nuit dans la peur, le froid et l'obscurité totale car le courant n'a pas été rétabli. De plus, la plupart des communication téléphoniques sont coupées.

19h03, le nord-ouest du Mexique est touché par le tsunami, avec des vagues d'un demi-mètre.

 

 

S A M E D I   1 2   M A R S   2 0 1 1

0h00, le risque de fuite est confirmée  dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

1h00, l'évacuation de plus de 45 000 personnes dans un rayon de 10 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi a débuté. Un périmètre de 10 km autour de la centrale a été évacué et les autorités lancent des messages d’alerte sur un périmètre beaucoup plus large.

8h12, le bilan pourrait dépasser les 1 300 morts, rapporte la presse locale. La plupart des victimes auraient péri noyées. 1 800 maisons ont été détruites dans la préfecture de Fukushima, dans le Nord-Est.

8h14, la compagnie d'électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a averti samedi d'un risque d'interruption de l'alimentation électrique à Tokyo. Elle a du mettre à l'arrêt des réacteurs de ses centrales nucléaires Fukushima N°1 et Fukushima N°2 situées dans la zone dévastée par les secousses.

9h00, ce matin des informations inquiétantes proviennent de la centrale nucléaire de Fukushima. Une explosion a eu lieu ce matin et un épais nuage de fumée se dégage de la centrale. Dans la nuit, l’exploitant de la centrale avait du relâcher de la vapeur d’eau radioactive afin de diminuer la pression dans le réservoir qui contient le cœur nucléaire.

9h22, la chaîne NHK annonce qu'une équipe médicale d'urgence, composée de personnel médical et d'experts en mesure de la radioactivité, a été envoyée près de Fukushima, pour examiner la population potentiellement exposée.

10h00, les murs et le toit du réacteur principal de la centrale de Fukushima se sont effondrés. Une fusion du cœur nucléaire est à craindre. De plus, la situation à Tokyo, la capitale, est assez chaotique, des dizaines de milliers de personnes sont bloquées depuis le séisme, les transports étant suspendus et des bouchons monstres s'accumulant sur les axes routiers.

11h00, la zone d'évacuation est étendue à 20 km autour des centrales.

11h30, la chaîne publique NHK annonce que l'armée japonaise a trouvé de 300 à 400 corps dans le port de Rikuzentakata, touché hier par le tsunami. De plus, pour le réseau Sortir du Nucléaire, "c'est bien un accident nucléaire majeur gravissime qui se déroule actuellement au Japon, d'une gravité comparable à celle de l'accident de Three Mile Island et de celui de Tchernobyl, qui s'est déroulé il y a tout juste 25 ans".

11h50, l'ambassade de France au Japon à mis en place une cellule de crise. Elle tient à jour son site internet en temps réel : http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article4556. Par ailleurs, un numéro d'urgence à été mis en place : 0081-3-5798-6000 (depuis la France).

12h00, selon l'agence Kyodo des dégâts importants sur l'enceinte de confinement du réservoir sont peu probables.

14h00, la situation est toujours confuse autour de la centrale de Fukushima. Sur les 55 réacteurs nucléaires en fonctionnement au Japon sur 17 sites, 11 réacteurs ont été affectés par le séisme.

15h00, on ne sait toujours pas si le caisson du réacteur est intact ou a été endommagé.

16h52, la France va envoyer samedi soir deux détachements de sécurité civile au Japon pour participer aux recherches des victimes du gigantesque séisme et du tsunami qui ont frappé l'archipel vendredi. Les autorités japonaises ont accepté la proposition d'assistance de Paris, déclare le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, dans un communiqué. De plus, "Des moyens français en matière de déblaiement, de sûreté nucléaire ou dans un autre domaine peuvent être mobilisés dans les meilleurs délais, en fonction des souhaits exprimés par le Japon", ajoute le chef de la diplomatie.

17h00, l'accident de la centrale résulte "de la perte de l’alimentation électrique des réacteurs et de difficultés dans leur refroidissement." (André-Claude Lacoste, Président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire). De plus, des équipes de secours américaines sont en route pour Misawa et deux détachements de sécurité civile française vont partir dans la nuit.

17h12, "C'est le plus important séisme depuis l'ère Meiji", reconnaît le gouvernement japonais. 

17h16, le président gabonais Ali Bongo Ondimba décide d'octroyer une aide financière d'un million de dollars au gouvernement japonais. De plus, une équipe d'experts de l'Onu est attendue. L'Onu qui indique que le Japon a "accepté des offres d'assistance" de plusieurs pays.  

17h26, la puissance du séisme qui a frappé l'archipel la veille à 14h46 est estimée à 8000 fois plus importante que celui qui a touché la ville de Christchurch, en Nouvelle Zélande, le 22 février dernier.

17h45, l'accident nucléaire de Fukushima est considéré comme l'un des trois pires de l'histoire et pourrait devenir "une catastrophe totale" en cas de fusion du réacteur, estime un expert américain.  Cependant, on apprend également que la déflagration ne provenait pas du réacteur de la centrale. Cependant le niveau d'eau n'y est pas anormal, précise Jiji, qui a interrogé l'opérateur de la centrale, Tepco, celà proviendrai apparemment d'un arrêt de fonctionnement des pompes censées alimenter la centrale.

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18h02, le ministre français de l'industrie Eric Besson déclare : "il faut être très prudent, les informations sont parcellaires, de la part du gouvernement japonais et de l'exploitant de la centrale de Fukushima, Tepco. Nous commentons mais : c'est un incident grave sans être une catastrophe nucléaire. Ca n'a rien à voir avec Tchernobyl." lors d'une conférence de presse aux côtés de la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

 

D I M A N C H E   1 3   M A R S   2 0 1 1

9h25, l'inquiétude grandit après l'annonce d'un nouveau risque d'explosion dans la centrale de Fukushima. Le réacteur numéro 1 est sous contrôle mais les regards sont tournés vers le numéro 3, "dans une situation critique". "On ne peut pas exclure qu'une explosion puisse se produire au niveau du réacteur 3 en raison d'une possible accumulation d'hydrogène", a déclaré le porte-parole du gouvernement Yukio Edano. (NDLR : L'hydrogène est un gaz etrêmement explosif au contact de l'air.). Le nombre de personnes évacuées s'élève à 380 000. Le dernier bilan officiel de la police faisait état de 688 morts, 642 disparus et 1570 blessés vendredi. Ce bilan devrait toutefois s'alourdir, 10 000 des 17 000 habitants de la ville portuaire de Minamisanriku, au nord-est, étant portés manquants, selon la chaîne de télévision NHK.

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10h00, l'arrêt nécessaire de plusieurs réacteurs nucléaires risque d'entraîner un déficit dans l'approvisionnement électrique, prévient le ministre japonais de l'Industrie Banri Kaieda. "Il est important que les entreprises réduisent leur consommation électrique au strict minimum", ajoute-t-il. 

10h20, pour soutenir l'économie locale dans la métropole de Sendai, ravagée par le tsunami, la Banque du Japon verse 55 milliards de yen (480 millions d'euros) à treize banques implantées dans la région.

11h00, un Japonais de 60 ans a été secouru à 15 km de la côte après être resté deux jours accroché à un morceau du toit de sa maison emportée par le tsunami, rapporte le ministère de la Défense.

11h19, le Département d'Etat américain "demande à tout le personnel officiel non indispensable de différer ses déplacements au Japon et appellent aussi les citoyens américains à éviter les voyages de tourisme ou non indispensables au Japon à cette période".

11h40, le Japon demande à la Russie de lui fournir davantage de gaz, l'archipel nippon faisant face à des problèmes énergétiques à la suite du séisme, selon le gouvernement russe. 

12h10, le Japon vit sa "plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale", selon le Premier ministre Naoto Kan. Il a par ailleurs prévenu que la situation à la centrale nucléaire restait grave et que le pays risquait des coupures de courant à grande échelle. Le chef du gouvernement japonais a par ailleurs rejeté la comparaison entre Fukushima et Tchernobyl. "Des radiations ont été libérées dans l'air, mais rien n'indique qu'il s'agisse d'une grande quantité"

13h00, selon le Premier ministre japonais, plus de 12 000 personnes ont été secourues dans les zones sinistrées de la côte Pacifique.

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13h30, des sapeurs pompiers d'Ile-de-France (Seine-et-Marne et Paris), s'apprêtent à partir pour le Japon. Ils se préparent à aller porter secours aux sinistrés du séisme et du tsunami, mais aussi aux riverains de la centrale nucléaire de Fukushima. Ils devraient décoller dimanche soir. De plus, Paris conseille aux Français qui se trouvent actuellement au Japon de s'éloigner de Tokyo. Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères a mis en place un numéro d'urgence, le 01.43.17.56.46, destiné à donner des informations aux familles des ressortissants français. 

14h00, l'Agence météorologique japonaise met en garde contre le risque élevé de réplique de magnitude 7 ou plus jusqu'à mercredi matin, évaluant sa probabilité à 70%.

14h55, le coût du séisme pour les assurances pourrait atteindre 34,6 milliards de dollars, selon une première estimation, publiée dimanche par AIR Worldwide, spécialiste de l'évaluation du risque.

15h00, l'état d'urgence a été déclaréà la centrale nucléaire d'Onagawa au nord-est du Japon, touchée par le séisme de vendredi, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Finalement, "Les autorités japonaises ont informé l'AIEA que le premier (c'est-à-dire le plus bas) état d'urgence a été signalé par la Tohoku Electric Power Company", a déclaré l'agence onusienne, dont le siège est à Vienne.  Les trois réacteurs du site nucléaire d'Onagawa "sont sous contrôle", selon les autorités japonaises, a ajouté l'AIEA, le niveau élevé de radioactivité constaté était dû aux émanations de Fukushima.

16h00, environ 590 000 personnes ont été évacuées.

16h20, le chef du parti libéral-démocrate russe (LDPR) Vladimir Jirinovski, a suggéré de proposer au Japon de déplacer sa population dans les vastes espaces inoccupés de la Russie en raison des risques sismologiques qu'il encourt.  

16h34, le volcan Shinmoedake dans le sud du Japon a recommencé à cracher des cendres et des pierres alors que le nord-est du pays luttait contre les conséquences du séisme et du tsunami meurtriers de vendredi.Le volcan se situe sur l'île de Kyushu, à 1 500 km de l'épicentre du séisme de vendredi. On ne sait pas si l'éruption pourrait être liée au tremblement de terre.

17h37, l'île principale de l'archipel nippon, Honshu, semble avoir été déplacée de 2,4 mètres à la suite du séisme, selon l'Institut de Géophysique Américain (USGS). L'axe de rotation de la Terre aurait également été décalé de quelques centimètres.

17h50, le système de refroidissement de la centrale de Tokai s'est arrêté, laissant craindre une nouvelle explosion à quelques dizaines de kilomètres au nord-est de Tokyo.

 

 

L U N D I   1 4   M A R S   2 0 1 1

2h00, une secousse de plus de 5 sur l'échelle de Richter a été ressentie. Les autorités locales ont immédiatement déclenché une alerte vers 11h20 (3h20 heure de Paris) demandant aux riverains de se mettre à l'abri. Les signes annonciateurs d'un raz-de-marée, comme l'abaissement du niveau de la mer de plusieurs mètres, avaient apparemmment été constatés sur la côte, selon les médias. 

4h00 (13 heures, heure locale) l'alerte au tsunami sur les côtes nord-est du Japon est levée. Une vague de trois mètres de haut avait pourtant été localisée en fin de matinée au large de la préfecture de Fukushima, où se trouvent plusieurs centrales nucléaires.

7h00, deux nouvelles explosions à l'hydrogène se sont produites vers midi (heure locale), au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1. En cause : la difficulté de refroidissement des systèmes. Un périmètre a été établi autour de la centrale. 13 000 personnes sont évacuées. 

Le porte-parole du gouvernement japonais, Yukio Edano, a assuré que la possibilité d'une importante fuite radioactive était "faible". "Selon l'Agence de sûreté nucléaire, bien que le toit du bâtiment ait été soufflé, l'enceinte de confinement qui abrite le réacteur n'a été pas affectée", a détaillé pour sa part la chaîne publique NHK. Une explosion similaire avait eu lieu samedi sur le réacteur 1 de la même centrale. Tepco avait entrepris une opération pour relâcher de la pression sur ce réacteur, dont le système de refroidissement était tombé en panne après le séisme et le tsunami de vendredi. 

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7h42, le circuit de refroidissement du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima est à son tour en panne. C'est une panne identique qui a entraîné une explosion du bâtiment abritant les réacteurs 1 et 3. 

Le Japon compte 55 réacteurs nuéclaires, répartis sur 17 centrales. 11 sont arrêtés, dans trois centrales, à Fukushima, Onagawa et Tokai (la France compte quant à elle 58 réacteurs).

9h00, alors que le Réseau Sortir du nucléaire annonce des "mesures alarmantes" à 80 km de la centrale de Fukushima, les autorités russes assurent indiquent que les niveaux de radioactivité enregistrés dans l'Extrême-Orient russe sont conformes à la norme et qu'il n'y a aucune raison d'évacuer les habitants après une deuxième explosion dans une centrale nucléaire japonaise. 

9h11, les Japonais sont désormais inquiets des risques de pluie qui pourraient faire redescendre les particules radioactives. 

9h14, 2000 corps découverts par les secours dans le nord-est. 

9h41, l'Agence de sûreté nucléaire japonaise exclut un accident de type Tchernobyl. "Il n'y a absolument aucune possibilité d'un Tchernobyl", a déclaré Koichiro Genba, ministre de la Stratégie nationale. 

9h51, l'enceinte de sécurité du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima N°1 au Japon, où se sont produites deux explosions lundi, est intacte, rapport l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "Le bâtiment du réacteur a explosé mais l'enceinte de sécurité n'a pas été endommagée. La salle des contrôles du réacteur 3 reste opérationnelle".

10h30, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé lundi sa première séance depuis le séisme et le tsunami dévastateurs sur un plongeon de 6,18%, les investisseurs redoutant les conséquences de cette catastrophe qui aura des répercussions internationales. 

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12h00, la nuit est tombée et la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui dessert l'Est du Japon, a dû se résoudre à cesser de fournir du courant à quelques 330 000 clients dans les différentes préfectures, dont Tokyo, Kanagawa, Ibaraki ou Saitama. Tepco veut éviter qu'une consommation massive de courant n'excède ses capacités de production mises à mal par l'arrêt de centrales à la suite du séisme. 

12h20, le spécialiste scientifique du Guardian affirme que le niveau de radiations mesuré au nord-nord-ouest de Fukushima, lundi, était de 680 microSieverts par heure. Des doses inquiétantes, car le niveau "classique" de radiation est de 2000 microSieverts... par an, souligne le Guardian ! A cette dose, une journée est l'équivalent de huit années d'exposition. 

12h45, une fusion du coeur du réacteur n°2 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi n'est pas à exclure, selon l'agence de presse japonaise Jiji qui cite Tepco.

13h29, le gouvernement juge improbable une grosse explosion du réacteur n°2 de Fukushima. 

13h38, des vapeurs radioactives pourraient continuer de s'échapper de Fukushima pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon le New York Times.

13h49, la Russie est prête à rediriger environ 6000 mégawatts d'électricité vers le Japon, qui fait face à des problèmes énergétiques à la suite des explosions dans une centrale nucléaire, déclare le vice-Premier ministre russe Igor Setchine. 

14h50, selon la NHK, une fusion du coeur du réacteur n°2 a bien eu lieu à Fukushima 1. La température de celui-ci ne baisserait pas. 

17h00, la gravité de l'accident survenu à Fukushima pourrait être sous-estimée. Pour l'heure classé en incident niveau 4 par les autorités japonaises, il pourrait être classé niveau 5 ou 6 sur une échelle qui en compte 7 (un niveau atteint par la catastrophe de Tchernobyl), selon le président de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste.

19h05, la Maison Blanche a exprimé sa "confiance" dans la capacité de l'économie du Japon à surmonter cette épreuve. "Nous avons pleinement confiance dans la capacité du Japon à gérer les défis économiques en cette période exceptionnellement difficile", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.

 

 

M A R D I   1 5   M A R S   2 0 1 1

8h00, un niveau de radioactivité légèrement supérieur à la normale a été relevé à la mi-journée à Tokyo, situé à environ 250 km. Les autorités n'ont jusqu'à présent pas appelé les 35 millions d'habitants de la plus importante agglomération du monde à prendre des mesures de précaution particulières.

8h10, "Le niveau de radioactivité a considérablement augmenté" sur le site de la centrale, a concédé le Premier ministre japonais, Naoto Kan, à la télévision. Il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées "à la maison ou au bureau"

9h08, une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 (nord-ouest du Japon)

9h50, l'agence de presse Kyodo fait une nouvelle estimation du nombre de morts à 6000 victimes du séisme et du tsunami.

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10h10, un bassin contenant des combustibles usagés vers le réacteur n° 4 de la centrale de Fukushima serait en ébullition, selon l'agence Kyodo, citant un responsable de Tepco, l'exploitant de la centrale. Le niveau de l'eau pourrait baisser. 

10h40, l'agence de sécurité nucléaire japonaise annonce que deux brèches du plus de 8m de large sont apparues dans l'enveloppe de confinement du réacteur numéro 4 de Fukushima, indique l'agence Reuters. 

10h55, deux personnes, une femme de 70 ans et un homme dont l'âge n'a pas été précisé, ont été retrouvées vivants par les sauveteurs sous des décombres

11h15, la crise nucléaire affole les marchés. Le Nikkei s'est effondré mardi, sur fond d'aggravation de la crise nucléaire au Japon.Ce vent de panique gagne les places européennes. La Bourse de paris recule de plus de 3,5%.

11h40, les vents éloignent vers le large la menace de radioactivité sur le Japon indique l'Organisation météorologique mondiale. 

11h55, les voyagistes français suspendent jusqu'au 31 mars inclus les départs vers le Japon.

12h10, l'accident nucléaire en cours à la centrale japonaise de Fukushima atteint le niveau 6 de gravité sur l'échelle internationale qui en compte 7 (seule Tchernobyl ayant atteint le niveau maximal).

12h42, l'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima "n'est plus étanche".

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14h12, un nouveau bilan humain officiel fait état de 3373 morts confirmés, 6746 disparus et 1 897 blessés. 

14h29, les niveaux de radioactivité auraient baissé près de Fukushima entre mardi matin et mardi soir, selon les autorités japonaise.

14h43, un séisme de magnitude 6,1 est ressenti au sud-ouest de Tokyo. Les immeubles ont tremblé. L'épicentre était situé près de Shizuoka, à 120 km environ au sud-ouest de la capitale, à proximité du Mont Fuji.

15h15, François Fillon à l'Assemblée: "J'en appelle à la responsabilité de chacun. Il y a un temps pour tout. Aujourd'hui, c'est le temps du soutien et de la solidarité avec le peuple japonais."

16h21, après les Mondiaux de patinage artistique, c'est la Fashion week de Tokyo qui est annulée. 

17h02, l'AIEA estime que l'enceinte de confinement du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 a peut-être été "affectée" par une explosion.

 

 

L U N D I   2 8   M A R S   2 0 1 1

Selon des économistes, le pays perdrait entre 2 et 4% points de PIB à cause de la catastrophe qui l'a touché le 11 mars dernier, dû notamment à une chute de ses exportations, point fort de son l'industrie. L'économie nippone pâtit entre autre du manque d'énergie, ses usines tournant au ralenti suite aux rationnements d'électricité. Mais une fois n'est pas coutume, les experts financiers ne s'alarment pas. « On estime le coût de la catastrophe à environ 150 milliards de dollars, soit à peine plus de 1 % du capital total détenu par le Japon, soutient Patrick Artus, de Natixis ». La région touchée par le tsunami ne produit que 5% du PIB nippon. Et avec la demande générée par les travaux de reconstruction, l'Archipel devrait voir son économie rebondir de près de 3 % en 2012.

Dans le reste du monde, les partenaires privilégiés de Tokyo que sont la Chine et les Etats-Unis, perdraient des débouchés, mais l'impact devrait rester relativement marginal. En France, 14 ème partenaire du Japon, les conséquences seraient tout aussi limités. « Les liens entre l'Europe et le Japon sont relativement ténus », explique l'économiste Klaus Baader. Certains secteurs risquent cependant de souffrir des conséquences du séisme, comme le tourisme, le luxe, l'électronique et l'automobile (les Japonnais sont parmis les plus gros consommateurs de produits de luxe au monde).

Désastre national au pays du Soleil levant

Peur nucléaire oblige, les répercussions sont plutôt psychologiques. En témoigne ses contrôles de radioactivité des pièces reçues du Japon dans une usine Toyota d'Onnaing (Nord), afin de rassurer les salariés. Les douanes ont par ailleurs indiqué hier qu'elle allaient contrôler «100% des denrées alimentaires en provenance du Japon», qui représentent 1% des importations de produits agricoles de l'Hexagone.

7h00, le tremblement de terre de magnitude 6,5 sur l'échelle de Richter qui a ébranlé lundi le nord du Japon avait conduit les autorités à lancer une alerte au tsunami. Cette alerte a été levée. On ne signalait pas de dégâts lors de cette secousse.

9h00, le ministère japonais de la Santé a demandé aux usines de distribution d'eau sur tout le territoire de cesser de recueillir l'eau de pluie, afin d'éviter d'éventuelles contaminations par les rejets radioactifs de la centrale de Fukushima. Le ministère a par ailleurs ordonné durant le week-end aux distributeurs d'eau et aux stations d'épuration de recouvrir leurs réservoirs d'une bâche afin de les isoler de possibles retombées de radioéléments. Ils doivent par ailleurs cesser de puiser l'eau des rivières juste après des précipitations.

9h30, la Tepco a indiqué qu'elle poursuivait les opérations de pompage de l'eau dans les turbines des réacteurs 1 à 4, à commencer par les unités n°1 et 2. Il est nécessaire d'évacuer cette eau fortement toxique afin que les employés puissent accéder aux bâtiments sans risque et intervenir afin de refroidir les combustibles du coeur des réacteurs qui sont semble-t-il partiellement entrés en fusion. De plus, 19 employés ont d'ores et déjà été exposés à des radiations supérieures à 100 millisieverts par an, ce qui estgénéralement le maximum autorisé dans une centrale en période de crise. Ce niveau a été relevé à 250 mSv par l'Agence de sûreté nucléaire japonaise la semaine dernière.

Désastre national au pays du Soleil levant

10h30, la police japonaise a dressé un nouveau bilan des victimes. Le nombre de morts a été porté à  10.872 personnes tandis que plus de 16.000 individus sont portés disparus. Le nombre total de victimes pourrait donc atteindre les 28.000. Sans oublier les 190.000 personnes qui vivent toujours dans des abris temporaires.

10h45, les trois ouvriers qui avaient été fortement irradiés la semaine dernière après qu'ils aient mis les pieds dans une flaque et que leurs jambes aient été en contact direct avec de l'eau fortement radioactive sont sortis de l'hôpital lundi et seraient apparemment en « bonne santé » .

10h55, des niveaux de ration de 1.000 millisieverts par heure ont été enregistrés à proximité du bâtiment du réacteur n°2, indique la Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Dai-ichi. Le personnel a interdiction d'approcher la zone.

12h45 Un employé de Fukushima raconte les dures conditions de vie à la centrale. Il a raconté le très difficile quotidien de ceux qu'on surnomme les « 50 héros de Fukushima ». La chaîne d'information NHK a diffusé son témoignage. Il a expliqué que les heures de travail étaient très longues, qu'on ne leur avait donné qu'une couverture pour dormir et qu'ils devaient s'allonger à même le sol de la salle de conférence de la centrale, dans un bâtiment situé non loin des réacteurs. Certains devaient même s'allonger dans les couloirs ou devant les toilettes. Ils ne recevaient que deux repas par jour, un avec des biscuits et des produits stockés sur place en cas d'urgence. Un second repas était servi à base de conserves. Selon lui, le fait qu'ils dorment dans la salle de conférence, à proximité des réacteurs, les exposaient à d'assez fortes radiations en permanence.

Désastre national au pays du Soleil levant

21h20, la Tepco a demandé de l'aide pour maîtriser les réacteurs en surchauffe et qui laisser fuiter des substances radioactives tant dans l'air que dans le sol et dans l'océan Pacifique à proximité. La France et les Etats-Unis ont été sollicité pour apporter leur expertise à la Tokyo Electric Power qui semble totalement incapable de limiter la catastrophe et d'inverser le cours des choses.  « La situation est extrêmement critique, extrêmement sérieuse. Je vois bien que l'opérateur Tepco n'a pas réussi depuis huit jours à stabiliser la situation », a déclaré Eric Besson,  m inistre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, sur RTL.

Tepco dit s'être trompé sur le niveau de radioactivité mesuré. Étrange annonce de l'exploitant de la centrale nucléaire ce dimanche après-midi. Le niveau élevé de radioactivité enregistré plus tôt dans la journée au niveau du réacteur n°2 serait erroné. Tokyo Electric Power Co avait indiqué que le niveau de radioactivité dans l'eau qui s'était accumulée dans la salle des turbines du réacteur était dix millions de fois supérieure au niveau habituel. Une volte-face qui intervient après que la Commission de sûreté nucléaire du Japon, un organisme gouvernemental, a demandé à Tepco de réexaminer les chiffres. Le vice-président de Tepco, Sakae Muto, a expliqué que des éléments radioactifs avaient été confondus au cours d'analyses sur les échantillons prélevés dans la nappe. Il a présenté ses excuses pour cette erreur qui a entraîné l'évacuation des techniciens s'employant à relancer le processus de refroidissement du réacteur de la centrale endommagée. L'annonce d'un taux mesuré de « 1.000 millisieverts par heure » dans l'eau retrouvée au sous-sol de la salle de la turbine est en revanche exacte, a assuré Tepco..

 

 

M A R D I   2 9   M A R S   2 0 1 1

6h30, selon l'Agence de sûreté nucléaire qui s'est exprimé plus tôt mardi, il n'y a pas de preuve précise que l'eau hautement radioactive trouvée dans la tranchée à proximité des réacteurs se soit partiellement déversée dans la mer, située entre 55 et 70 mètres plus loin. L'eau a cependant été trouvée à moins de 10 cm de la surface, ce qui aurait pu permettre à l'eau de s'écouler au sol et de rejoindre l'océan Pacifique. Des sacs de sables ont été ajoutés par la Tepco autour du trou d'écoulement afin de prévenir tout problème.

7h20, selon l'Agence de sûreté nucléaire de Corée du Sud, des traces d'iode 131 radioactive ont été trouvée dans l'eau à Séoul et dans d'autres endroits du pays. Cette iode pourrait provenir de la centrale de Fukushima puisque de forts niveaux d'iode 131 a été trouvée dans l'eau de mer aux abords de la zone. (NDLR : notez comme les deux dernière infos se contredisent, d'où une fois de plus, prenez tout ça avec des "pincettes")

7h30, depuis mardi matin, les équipes sur place à la centrale de Fukushima continuent à pomper l'eau hautement radioactive retrouvée dans le réacteur n°1. La Tepco ne sachant pas quoi faire de cette eau, elle la stocke pour l'instant dans une cuve. Le pompage doit ensuite concerner les réacteurs n°2 et 3 mais les opérations n'ont pas encore débuté pour ces deux bâtiments car les équipes peinent à trouver suffisamment d'espace -sécurisé - pour placer une cuve.

9h00, selon un bilan définitif des experts, le tsunami qui a ravagé le nord-ouest du Japon le vendredi 11 mars quelques minutes après le tsunami a recouvert pas moins de 443 km² de la surface du pays avant de se retirer. Les préfectures touchées par la catastrophe sont celles d'Aomori, Iwate, Miyagi et Fukushima. (NDLR : le Japon a une superficie totale de 377 835 km²)  

11h00, profitant d'un voyage officiel en Chine, le préisdent de la République française se rendra jeudi au Japon, a indiqué l'Elysée. Il souhaite témoigner ainsi de sa solidarité avec les victimes du 11 mars. Il devrait visiter certaines zones sinistrées par le tremblement de terre et le tsunami.

12h25, un dernier bilan de la Tepco ne fait état d'aucune amélioration dans les tentatives de refroidissement des réacteurs 1 à 4. L'opérateur de la centrale s'efforce de pomper l'eau hautement radioactive trouvée dans les salles des turbines à proximité des bâtiments mais l'opération se révèle très complexe, d'autant plus que la Tepco ne sait que faire de cette eau toxique au plus haut point. Par ailleurs, les réacteurs 2 et 3 sont jugés "hors de contrôles" et le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a déclaré ce mardi que le pays était en "état d'alerte maximale" à cause de la catastrophe de Fukushima Dai-ichi.

13h30, selon le quotidien japonais Asahi Shimbun, les enceintes de confinement du coeur des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Dai-ichi ne seraient plus étanches et sont fortement soupçonnées par la Tepco de laisser s'échapper de l'eau chaude hautement radioactive à l'extérieur des bâtiments. Cette eau très toxique serait aussi la preuve que les combustibles ont partiellement fusionné, laissant s'échapper des substances radioactives.

14h00, Banri Kaieda, ministre de l'Industrie japonaise, a demandé à l'opérateur de la centrale nucléaire, Tepco, d'améliorer les conditions de vie et de travail des 500 à 600 personnes, employés et sous-traitants, qui tentent par tous les moyens d'endiguer la catastrophe de Fukushima Dai-ichi.

Désastre national au pays du Soleil levant

15h20, une trace infime du panache radioactif émis par la centrale de Fukushima a été relevée pour la première fois en Rhône-Alpes, en Ardèche, mais "pas de quoi affoler les gens", a annoncé mardi la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la RADioactivité).

 

 

M E R C R E D I   3 0   M A R S   2 0 1 1

Un taux d'iode radioactif en hausse, 4.385 fois supérieur à la norme légale, a été mesuré dans l'eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de Fukushima. Il s'agit du plus haut niveau mesuré d'iode 131 depuis le début de la catastrophe. Hier il était 3.355 fois supérieur. Ce taux ne cesse d'augmenter.

Le chef de l'Etat est arrivé jeudi à Tokyo pour exprimer sa "solidarité" aux autorités japonaises. En provenance de Nankin (est de la Chine) où il a ouvert un séminaire du G20 sur la réforme du système économique et monétaire, Nicolas Sarkozy doit rencontrer à l'ambassade de France la communauté française installée au Japon puis s'entretenir avec le Premier ministre japonais, Naoto Kan.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a affirmé jeudi que la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Tepco a estimé inévitable de démanteler les quatre premiers réacteurs, une fois terminées les difficiles opérations de refroidissement en cours, qui pourraient prendre des mois. Mais le président honoraire du groupe, Tsunehisa Katsumata, avait laissé entendre la veille que les réacteurs 5 et 6, épargnés par la catastrophe, pourraient être conservés.

Le groupe d'énergie nucléaire français prévoit d'augmenter son soutien technique à la compagnie japonaise Tokyo Electric Power (Tepco), pour stopper la pollution radioactive, a déclaré le président d'Areva Japan. "On intervient auprès de Tepco comme support et nous répondons à leurs demandes qui ont tendance à augmenter", a expliqué Rémy Autebert." Cela va nécessiter un peu de temps, mais nos actions en réponse à ces demandes vont sans doute prendre de l'ampleur".

Le président français a proposé une réunion des autorités nucléaires des pays du G20, en mai à Paris, pour définir une "norme de sûreté nucléaire internationale".

Désastre national au pays du Soleil levant

Le gouvernement a exclu ce jeudi d'élargir dans l'immédiat la zone d'évacuation autour de la centrale accidentée de Fukushima, qui devra être démantelée une fois le danger enfin écarté, a estimé le Premier ministre Naoto Kan.

Taïwan a détecté jeudi pour la première fois des traces de radioactivité dans l'air, mais à un niveau "extrêmement bas", provenant vraisemblablement de la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima, ont indiqué les autorités de l'île.

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a affirmé jeudi que le niveau de radioactivité dans un village à 40 km de la centrale en péril de Fukushima n'imposait pas l'évacuation de ses habitants, émettant un avis contraire à celui de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L’empereur Akihito en personne, et son épouse l’impératrice Michiko se sont rendus ce mercredi dans un centre de réfugiés de Tokyo. Pour la première fois depuis le séisme, ils ont exprimé directement leur soutien aux sinistrés. Un face-à-face rare dans ce pays où l’empereur est traditionnellement considéré comme un être d’ascendance divine.

Des artistes français et japonais ont décidé d'organiser une soirée exceptionnelle le lundi 11 avril au profit des victimes du tsunami au Japon, selon un communiqué du Théâtre du Rond-Point à Paris publié jeudi. Figurent au programme de la musique et la lecture de Haîku (poèmes) en français et en japonais, ainsi que la projection de vidéos. Des artistes, comme l'actrice Jane Birkin, la chanteuse Camille, Nicole Croisille, Salvatore Adamo et les Guignols de l'info notamment, participeront à cette soirée dont les bénéfices seront reversés à la Croix Rouge et à l'association "Kokkyô naki Kodomo" (Enfants sans frontières).

 

 

J E U D I   3 1   M A R S   2 0 1 1

L'accident a eu lieu dans la journée de mardi. Trois ouvriers travaillaient à l'extérieur du réacteur n°3 et s'efforçaient de connecter une pompe quand de l'eau hautement radioactive s'est échappée d'un tuyau et les a aspergés. Selon  Hidehiko Nishiyama, porte-parole de l'Agence de sécurité nucléaire, ils portaient une combinaison étanche et anti-radiations. Cependant, par on ne sait quel "malheureux hasard", les trois hommes ont été trempés jusqu'à leurs sous-vêtements.  Hidehiko Nishiyama affirme qu'ils ont été immédiatement nettoyés des pieds à la tête et qu'ils n'ont pas été blessés.

"Le président a réitéré que les Etats-Unis étaient déterminés à soutenir le peuple japonais dans ses efforts pour combattre les effets dévastateurs de cette catastrophe, aussi bien dans le court que le long terme", a affirmé la Maison Blanche dans un communiqué. Le Premier ministre Kan a remercié le président pour l'aide américaine et les deux dirigeants ont réaffirmé l'importance d'une étroite coopération entre les deux pays pour faire face à la crise nucléaire.

Un taux d'iode radioactif 3.355 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l'eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de Fukushima, a annoncé mercredi l'opérateur Tepco. Il s'agit du plus haut niveau mesuré d'iode 131 depuis le début de la catastrophe.

Désastre national au pays du Soleil levant

Le patron de l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima a été hospitalisé mardi soir, a annoncé la compagnie Tepco, confirmant une information des médias qui ont précisé qu'il souffrait d'hypertension artérielle. Le patron de Tokyo Electric Power, Masataka Shimizu, âgé de 66 ans, "est tombé malade la nuit dernière et a été admis à l'hopital", a expliqué un porte-parole de l'entreprise.

Le Japon étudie ce mercredi toutes les options pour réduire les émissions radioactives et évacuer des tonnes d'eau contaminée à la centrale de Fukushima, y compris recouvrir les réacteurs d'une bâche spéciale ou utiliser les réservoirs d'un tanker. L'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco), a accepté l'aide d'experts du groupe nucléaire français Areva, spécialisés dans la décontamination des rejets radioactifs, qui sont attendus à Tokyo.

Avec 15% à 20% de la production électronique mondiale, une hausse des prix des produits high-tech - smartphones, tablettes, caméscopes ou encore jeux vidéos – est à prévoir selon les experts. 30% des jeux vidéo, 40% des caméscopes et appareils photo et 15% des téléviseurs vendus dans le monde sont fabriqués sur le sol japonais, selon Jean-Philippe Dauvin, du cabinet Décision. (NDLR : Petit anecdote, panne de photocopieur dans mon lycée, le fournisseur serait en rupture de stock et les cartouches d'encre seraient fabriquées au Japon...)

Désastre national au pays du Soleil levant

Le gouvernement japonais a ordonné mercredi un contrôle urgent de tous les réacteurs nucléaires du pays, afin de s'assurer qu'ils ne rencontrent pas un jour les mêmes avaries que celles endurées par la centrale de Fukushima. Le Japon compte plus de 50 réacteurs, tous situés en bord de mer et gérés par onze compagnies différentes.

Le Japon a demandé à ses partenaires commerciaux de ne pas surréagir en instaurant d'"injustifiables" restrictions aux importations de produits alimentaires japonais en raison de craintes de contamination radioactive, selon un document de l'OMC publié mercredi.

tes de contamination radioactive, selon un document de l'OMC publié mercredi.

 

 

V E N D R E D I   1 E R   A V R I L   2 0 1 1

Trois semaines après le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, le pays vient de déployer d'importants moyens pour retrouver les corps des victimes. Quelque 16.451 personnes sont toujours portées disparues, en plus des 11.578 décès confirmés, selon le dernier bilan officiel.

Ce vendredi, les armées japonaise et américaine ont mis en place une vaste campagne de recherche, menée par des milliers de soldats, aidés de 120 avions et 65 navires. "Nous allons nous concentrer sur la côte, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d'eau de mer", a expliqué un responsable des Forces japonaises d'autodéfense (armée).

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Sur place ce sont 17.000 soldats japonais et 7.000 américains qui devraient prendre part à l'opération, précise le quotidien Yomiuri. Mais les recherches ne pourront pas aller en deça d'un rayon de 30 km autour de la centrale Fukushima Daiichi (Fukushima N°1), où le niveau de radiation est jugé trop dangereux. Près d'un millier de cadavres gisent toujours autour de celle-ci. Les autorités avaient dans un premier temps pensé à transporter ces corps en dehors de la zone d'exclusion, mais elles ont suspendu ce projet, les victimes étant "exposées à de forts niveaux de rayonnements post-mortem", selon la police.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a par ailleurs affirmé ce vendredi que les Japonais ne couraient aucun risque pour la santé d'être exposés à des taux dangereux de radioactivité s'ils suivaient les conseils des autorités. Deux jours avant, une recommandation de l'Agence internationale de l'énergie atomique conseillait au Japon d'élargir la zone d'évacuation de 20 km autour de la centrale accidentée.

Naoto Kan a promis vendredi que son pays ferait le nécessaire pour "gagner la bataille" à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, à l'origine de fuites radioactives depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. De son côté, l'autorité japonaise de sûreté nucléaire a mis en doute la fiabilité de mesures de radioactivité sur le site. Le Japon "fera tout ce qu'il faut pour gagner la bataille" à Fukushima Daiichi, a déclaré M. Kan lors d'une conférence de presse télévisée. Il a promis que le pays créerait les systèmes nucléaires les plus sûrs au monde et a réaffirmé que Tepco, l'opérateur de la centrale, devrait indemniser les victimes du désastre nucléaire. Une facture qui pourrait osciller entre 1.000 et 10.000 milliards de yens (8,5 et 85 milliards d'euros), selon le temps qu'il faudra pour résoudre la crise, précise Yusuke Ueda, un analyste de Merrill Lynch. Naoto Kan a précisé que le gouvernement mettrait également la main à la poche pour aider les victimes.

 

Sources : L'Express, Le Monde, Libération, Le Figaro, The New York Times, Japan Life Style, Metronews, Romandie, France Soir.

 

Vous êtes bien sûr toujours invités à exprimer votre soutient envers le Japon, par le biais par exemple du Secours Populaire ou de la Croix Rouge Française et Japonaise. De nombreuses autre oragnisations sont également disponibles sur ce site : http://www.ganbare-nippon.fr/. On peut noter le soutient apporté par les entreprises comme la Shueisha, Kurokawa, Pika, Café Salé, Doki Doki, Japan Expo, KZPLAY, Glénat, Total Manga, Ankama, Coyote Mag, Taifu Comics, AnimeLand, Japan Life Style, Tonkam, Vizmedia, Sentaï Prod et j'en passe...

Du 18 au 21 mars, le Salon du Livre de Paris, à l'initiative des éditions Kurokawa proposait aux visiteurs de laisser un petit message de soutient là encore, pour le pays du Soleil levant. Vous pouvez les visionner sur cette page.

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Vous pouvez aussi rejoindre le Projet Tsunami (merci à Ale-kun pour le lien), rassemblant des dizaines d'illustrations d'artistes du collectif Café Salé (on retrouve notamment Florent Chavouet, l'auteur de Manabé Shima) dans le but d'éditer un Artbook intitulé "Magnitude 9". Les bénéfices de toutes ces ventes seront reversés à Give2Asia, une association de soutien aux victimes de la catastrophe.  Il est en prévente sur Ankama Shop. Les dessins originaux seront également mis en vente le 30 Avril à 18h, à la galerie Arludik à Paris.

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De plus, les messages des mangakas continuent d'affluer, c'est beau, la solidarité... On retrouve ici de nombreux auteurs du Shônen Jump.

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Enfin, la communauté internationale s'y met également, avec par exemple cette chanson composée par un groupe d'internautes chinois, encourageant le Japon dans cette épreuvre difficile :

 

Edit du 23/12/13

Quelques mois après la catastrophe, les japonais ont réalisé une petite vidéo pour remercier toutes les personnes, institutions et organisations qui les ont aidé à surmonter cette épreuve. Je vous laisse apprécier :

Publié dans Actu

Commenter cet article

Krilin 27/03/2011 04:06



Purée c'est sur que la situation ne risque pas de s'améliorer, qu'il soit sismique ou radioactif, le probleme est bien loin de disparaitre.


J'espere que le monde n'aura pas à assister à la mort lente d'une capitale.


Les médias seront optimistes jusqu'au bout,  car je vois pas comment l'humanité pourrait supporter vivre avec cette conscience.


Enfin bon heureusement qu'il nous reste internet, pour évader vers un monde moins sinistre.



Alex 27/03/2011 10:54



Déjà que le Japon était pas en grande forme avant mais là... Mais bon je pense pas non plus qu'il faille être alarmant au point d'apercevoir la fin du pays ^^ Je suis sûr qu'ils s'en remettrons,
comme à chaque fois ^^


Oui internet est une très belle invention n_n



Asu 23/03/2011 13:11



.. Mais je suis sérieuse ;_;



Alex 23/03/2011 14:04



Oui oui, j'imagine ^_^



Asu 22/03/2011 15:38



Alors moi, je ne vais pas parler du Japon, bien que j'aie lu l'article, bien que je suis éfondrée par ce qui se passe en ce moment..


Je me balladais sur Manga-news, puis j'ai vu un joli Lelouch sur lequel j'ai cliqué. En cliquant dessus, j'ai remarqué des photos de deux librairies qu'il m'arrive de fréquenter.
Curieuuuuuuuuuuuuuuse, j'ai cliqué sur le lien over-blog, et là, et là mais là qu'est-ce que je vois !!?


 


KAGAMINE LEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEN T^T!!


 


Epousez-moi, monsieur.


 


...


 


Je .. euh, adieu! 



Alex 22/03/2011 22:19



Voilà quelqu'un qui ne manque pas d'humour ^^


Pour la mariage, je vais y réfléchir XD



Crea-chan 21/03/2011 18:41


c'est vraiment triste; ya vraiment rien d'autre à dire si ce n'est espérer que ça se réglera très vite.


Alex 21/03/2011 23:11



Oui, mais apparemment la situation est moins critique aujourd'hui qu'il y a une semaine, ça se calem un peu, même si c'est encore loin d'être fini...



Fruity 16/03/2011 17:50



Mais cette fois-ci je suis de retour pour de bon!


Derien ^^



Alex 16/03/2011 18:09



:) !